Category Archives: Movies

Dreams from the woods

 

Drömmar från skogen” is A beautiful sepia-driven shadow play that I’ve unearthed a few days ago while browsing Little Dragon videos. The etheral feel took ahold of me as soon as I clapped my eyes on the first scene and the piano chords kicked off.

Twice“, which is a song about a cheating lover, served as the underlying soundtrack for this eerie, beautiful yet macabre journey called “Dreams from the woods”. The dark scenes wore the mellowness of the notes thin until the hideous shrouds unfolded.
I think that it’s about losing what we take for granted , the gift of happiness, and how life could become unbearable and hard to abide afterwards.

Note that this is only an excerpt, the film’s running time is slightly under 9 minutes.

More info

DIRECTOR’S STATEMENT The idea behind the film was to tell a story that was a mix between dream and reality. For the first time in my life, I guess, I wanted to create something that actually looked beautiful. The form should be so fragile that you get the sense that it could dissolve any second, like a dissipating cloud. I wanted to encompass a whole life in just a couple of minutes. Love, break up, death and grief. A melodrama without any irony.

It is not a typical film, but rather a filmed theatrical play, a shadow puppet theater. An important principle throughout the production was to do everything the old analogue way, not in postproduction with digital techniques. Every shot was rehearsed multiple times. Then shot, live, with numerable puppet players controlling the figures and elements. Sometimes we were 15 people controlling different small elements of the scene simultaneously; one controlling the little bird, another the girl, four people controlling the wind, yet six controlling the fires all over the image. Some shots were so difficult and complex that we had to reshoot up to 200 times.

FILM CARD

English title Dreams from the Woods
Original title (in swedish) Drömmar från skogen
French title Songes des bois
Synopsis A shadow play about love and sorrow featuring the Girl, the Bird and Death.
Production year 2009
Genre Animation / Drama / Romance / Tragedy

Links:
http://www.johannesnyholm.se

Incendies


Incendies! Incendies!

Non, n’appelez pas les pompiers, c’est juste le titre du dernier film que j’ai eu le plaisir de regarder. C’est en effet une pièce de Théâtre du dramaturge Wajdi Mouawad adaptée par la suite au cinéma par Denis Villeneuve.

Le film frappe fort dès ses premiers instants; en entrée, des scènes lentes et lourdes qui s’empilent en capharnaüm avec un leitmotiv récurrent à travers les œuvres de Mouawad; “L’enfance est un couteau planté dans la gorge. On ne le retire pas facilement.

Aussi étrange que cela puisse paraître, juste après l’avoir entendue, et durant tout le film, j’ai eu du mal à avaler ma salive.

Le film se déroule après la mort de Nawal Marwan, ou “la femme qui chante” comme elle est appelée, laissant un testament pour ses enfants, ces deux derniers, Jeanne et son frère (qui ressemble d’ailleurs à un jeune Josh Homme de QOTSA ), devaient avec l’aide de leur notaire, partir sur les traces de leur mère afin d’exhumer un secret posthume et pas un des plus jovials.

les chapitres semblent s’emboîter dans une logique séquentielle, mettant en scène tantôt le voyage des jumeaux, tantôt, le périple de Nawal mené quelques années auparavant dans un effet Sépia qui rappelle les années 70 dans un pays rongé par une guerre civile , le tout séparé par des interludes  de silence qui s’étendent sur des kilomètres d’asphalte ou des secondes noyées dans une piscine assourdissante.

Le défi était en effet de relater la vie de Nawal, dans un lapse de temps assez court pouvoir y ajouter celle de ses enfants dans un enchaînement de scènes brisées, qui se saccadaient sans filet ni harnais, devant mes paupières sublimées, qui refusaient de cligner sous peine de rater un paysage érodé ou un visage élimé.

Si j’avais à décrire le caractère du film, je dirais qu’il ressemble à l’esprit de Persépolis, mais moins sarcastique et plus sérieux, qui associe avec habilité  la lassitude lugubre de Biutiful, le sentiment claustrophobe de Old Boy et des chansons de Radiohead éparpillées par ci et par là (ça n’a aucun sens? oui je sais mais bon vous le saurez en temps voulu)

La progression est angoissante, Incendies se dénude lentement et n’a pas honte de montrer ses crocs et ses blessures, dans une ambiance sordide où l’on se sent à la fois spectateur troublé et complice muet des atrocités commises et où le cœur cesse de battre et les yeux ne font que contempler et admirer une existence abandonnée à sa perdition, déchirée entre l’amour et  la torture.

Incendies est vif en émotions, dévastateur et irréversible où Lubna Azabal a brillé en incarnant “la femme qui chante” ou “la prisonnière numéro 62“, illustrant une lutte farouche et implacable face au destin, perpétuelle comme un brasier qui dévore de l’acier. La lumière est sans cesse  accentuée sur les valeurs humaines et les connotations de “victime” et de “bourreau”.

Je veux laisser les idées brèves, cagoulées et à moitié ligotées, mais pour ceux qui ne l’ont pas encore regardé, je le recommande vivement. Incendies est un drame embrasé, amer et à la fois limpide et bien dosé, Incendies, brûle d’émotions, consumé par les hécatombes , comme du miel sur une peau écorchée.

Le Voyage de Chihiro



Dix-ans déjà, et ça n’a toujours pas pris une seule ride, cet animé est de loin, parmi les meilleurs que j’ai vus, il m’a tellement marqué que je me retrouve là, quelques années plus tard, à faire l’éloge de 千と千尋の神隠し (Sen to Chihiro no Kamikakushi).

Certains auront beau dire que c’est une réplique japonaise d’Alice au pays des merveilles mais la comparaison ne tient pas debout. Cette  œuvre finement ficelée par Hayao Miyazaki  est une fable graphique à couper le souffle, une réelle beauté naturelle, spontanée, de l’imagination pure et dure, dénuée de toute prétention. Chargée en métaphores et valeurs morales, elle n’en est pas pour autant saturée.



Le voyage de Chihiro est une représentation de paysages et de personnages tantôt attrayants, tantôt hideux tout en leur injectant, sans y faillir,  une certaine dose d’aménité. Le génie dépasse cette imagination élastique car en effet, même si cet anime semble être destiné aux enfants, de par son côté burlesque, les messages subliminaux qu’il véhicule à travers des figures d’anthropomorphisme visent les parents également.




L’animé est centré autour de la petite Chihiro, une fille, qui, en se promenant avec ses parents finit par se perdre et atterrir  dans un monde fantaisiste et ésotérique , elle se trouve employée par une sorcière du nom de Yubaba, qui gère des bains publics, on lui attribue le surnom de Sen au lieu de Chihiro et se trouve avec d’autres filles à préparer les bains pour les clients, qui moyennent un prix convenu. Il s’agit là d’un clin d’oeil subtile et implicite à une forme de prostitution qui perdure depuis le Japon féodal et qui a proliféré  ces dernières années à cause des ébranlements financiers qui ont marqué l’économie nipponne.

Et puis l’histoire progresse sous fond de musique sublime composée par Joe Hisaishi, des arrangements orchestraux en harmonie avec les décors et les personnages, et qui deviennent suggestifs par moments, pour inviter le spectateur à se laisser conquérir par toutes sortes d’émotions.

Toutes comme les autres productions Ghibli, cet animé là, ne manque pas d’honorer la coutume; une perpétuelle provocation de la pensée pour décrypter les signes et les messages, et des rappels élégants pour la préservation de la nature baignée d’un esprit philanthrope auquel Miyazaki y est resté bien fidèle depuis les années de Nausicaä.

Le voyage de chihiro est une rêverie qu’on devrait pas manquer, riche en personnages comme en allégories. Mature par ses idéologies, jeune par son esprit.

En parlant de personnages! J’ai omis de parler du fameux Kaonashi (Sans Visage), portant un déguisement qui me rappelle à la fois un Guy Fawkes et les masques courants de la Commedia dell’arte, ne vous fiez pas pour autant  aux allures peu épicuriennes de ce personnage,  avec un peu de perspicacité vous saurez quelle facette il s’évertue de symboliser ;)

Tant de choses à dire, mais je me contenterai de publier un passage, de quoi s’affûter l’imagination, une certaine scène qui m’a beaucoup marqué et à laquelle nombreuses personnes ne manqueront pas de s’identifier:


Daft Punk – Tron

I remember the first time when I laid my eyes on the Daft PunkAround The World” video, I thought to myself “WTF! Power Rangers are making music now?”. Little did I know at first glance, that I’d become a huge fan of the french duo and that I would get the funky basslines on Around The World stuck on my mind ever since.

Now, I assume that everybody have heard “Harder, Better, Faster, Stronger” or “One More Time“, so i’ll get through.

Lately, I’ve heard that they were back on business, helming The “ Tron : Legacy” soundtrack, and they were asked by the mastermind behind the “Tron” series, Joseph Cosinski himself .That is sorta cool but you can’t help but think “electronic music on a sci-fi movie”, that sounded meh.

But when I actually gave it a listen, I was surprised! The soundtrack featured the duo’s stamp with an 85-piece orchestra led by Joseph Trapanese. The mixture between electronic music and orchestral arrangements was well refined and balanced.

The track that caught my attention wass “Recognizer“, an ascending ominous orchestral tide cutting relentlessly its way through a laid back electronic wave created by the two synth wizards.

And while some songs could be categorized as minimal ambient , others, are straight forward orchestral pieces a la Philip Glass, in which Daft Punk managed to add and prove their dark sound without saturating the whole scheme.

Songs like Derezzed and End of Line are classic Daft Punk! mind numbing riffs penned by the synth-wielding duo.

And I did, however find, some songs sorta “blank” and with no purpose, but it’s understandable since it’s a score and not an actual album. All in all, I think it’s a good soundtrack for this much anticipated sequel and a breeze of fresh material for the Daft Punk fans.



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